Les sciences sociales connaissent, depuis quelques années déjà, des innovations méthodologiques liées entre autres aux progrès technologiques dans le domaine de la micro-informatique. L'époque des opérations longues - et coûteuses - confiées aux centres de calcul n'est pas encore si loin mais, actuellement, de nombreux chercheurs en sciences humaines utilisent leur ordinateur de bureau comme un véritable laboratoire. Cela ne signifie pas une simplification des opérations, bien au contraire. Les opérations calculatoires aujourd'hui mises en oeuvre sont plus variées qu'elles ne l'ont jamais été. La démocratisation de la technologie autorise en effet désormais d'envisager toutes les expérimentations concevables par l'esprit. Le coût résiduel concerne le temps que le chercheur est prêt à investir dans la conception, l'apprentissage ou l'usage de telles outils.
La prolifération des outils m'a incité à proposer ici un panorama des projets, méthodes et tentatives du monde scientifique francophone. Cet exposé concerne les méthodes qualitatives ; j'ai donc laissé de côté les méthodes strictement quantitatives qui bénéficient déjà de nombreuses présentations par ailleurs.
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Conçu par Andrea Iacovella et Aurélien Bénel, Porphyry est une architecture distribuée de corpus de textes et d'images ainsi que de structures permettant de les analyser (les catégories d'analyses). Provenant des sciences archéologiques, l'outil est néanmoins adapté à toutes les situations de traitement collectif de corpus par des experts. Porphyry est sorti sous licence GPL, c'est un logiciel libre.
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