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ARTCADHi
Porphyry.org
Andrea Iacovella
Ecole Normale Supérieure Lettres & Sciences Humaines
15, Parvis René-Descartes
BP 7000
69342 Lyon Cedex 07
tél.: +33 4 37 37 65 95
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Créé par
François Helly
Dernière modification
07-07-2004
État
publié

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Confrontations de points de vue

Réseau ARTCADHi Compte-rendu du séminaire du 29 avril 2004 ENS-LSH (salle F20 Rdc, 15 parvis René Descartes, 69007 Lyon), 9h-17h.

Présents

Maison de l’Orient et de la Méditerranée (MOM-CNRS) : Andrea Iacovella ; Pierre Philippe
Laboratoire d'informatique en images et systèmes d'information (LIRIS-CNRS) : Sylvie Calabretto ; Aurélien Bénel ; Tiphaine Accary ; Bruno Tellez ; Nicolas Zlatoff
INSA de LYON : Guy Caplat
DRAC Rhône-Alpes, Service régional de l’archéologie :Philippe Thirion
ENS-LSH, Laboratoire Géophile : Anne-Sophie Clémençon, Luc Merchez, Fabien Pivot
Chercheurs associés : Jean-Claude Mossière ; Florent Ruard-Dumaine ; François Helly

Ordre du jour

  • 1. Contenus spécifiques aux champs disciplinaires
    • Principes de la confrontation de points de vue (Aurélien Bénel)
    • Cas du temps archéologique (Tiphaine Accary)
    • Conclusions
  • 2. Sémiotique graphique et sémantique lexicale
    • Lexiques et dictionnaires d'architecture, sémiotique du document d'architecture en archéologie (Andréa Iacovella, Jean-Claude Mossière, Florent Ruard-Dumaine)
    • Approches en indexation d'images (Bruno Tellez, Nicolas Zlatoff)
  • 3. Perspectives
    • Images et Mutations Urbaines (Anne-Sophie Clémençon, Luc Merchez, Fabien Pivot)
  • 4. Questions diverses
    • Développements : Stéatite, serveur de contenus pour Porphyry
    • Matériel
    • Site web

1. Contenus spécifiques aux champs disciplinaires

Principes de la confrontation de points de vue (Aurélien Bénel)

Rappel : le système Porphyry

Le système Porphyry s’adresse à des communautés d’experts appelés à travailler sur des corpus documentaires numérisés. Il est fondé sur l'enrichissement itératif des corpus par des structures hypermédias. Ces structures sont construites par les experts en fonction de leurs problématiques et de leurs spécialisations. Les experts modélisent leur documentation à l'aide d'objets documentaires (fragments, sources textuelles ou graphiques, notes dynamiques), de parcours de lecture (permettant d’ordonner le corpus selon un ordre temporel, spatial, typologique, etc.) et de réseaux de description (permettant d’organiser le corpus en le décrivant de manière semi-formelle). Cette modélisation est dite « à base de points de vue » (cf. A. Bénel, Modélisation plurielle).

Confrontation de points de vue avec Porphyry

Pour confronter des points de vue d’experts sur un ensemble de documents, il est envisagé de mettre en place un « espace intersubjectif ». Cette fonctionnalité mettrait en scène les différents points de vue, notamment pour :
- favoriser la comparaison avec d’autres point de vue ;
- aider à la création de nouveaux points de vue ;
- définir des règles communes aux experts travaillant sur le même corpus documentaire.

Détection d’incohérences

La première étape est de permettre la définition « d’inter-dits », des règles fixées par les experts qui travaillent sur un même ensemble de documents. Ces règles permettent principalement au système d’interdire des relations dans un point de vue, par exemple d’interdire à une ville de contenir une région, et de mettre en évidence des contradictions entre points de vue.

Mise en place d’un espace intersubjectif

Un client graphique connecté aux serveurs de structure de Porphyry, un moteur d’inférence (par exemple Sherlock, cf. Modélisation Cognitive et Résolution de Problèmes, Guy Caplat, Editions PPUR). Le moteur d’inférence permet des traitements d’analyse des incohérences et des interdits.

Système à base de points de vues (SPV) – Système à base de connaissances (SBC)

Dans le cas de Porphyry, on parlera bien de « Système à base de points de vues » et non pas de « Système à base de connaissances ». En effet, alors qu’un SBC est hors contexte, met en œuvre des ontologies globales et a pour objectif de créer un système structurellement cohérent, Porphyry est contextualisé par les documents, met en œuvre un ensemble de règles pour chaque communauté d’expert et procède par recherche d’incohérences pour créer la cohésion de l’expertise.

Cas du temps archéologique (Tiphaine Accary)

La confrontation de points de vue dans le cas du temps archéologique met en œuvre la confrontation du temps, de l’espace et des styles.

Des points de vue relatifs et dynamiques

Les archéologues travaillent en présence de données manquantes. L’analyse des données archéologiques permet de dégager des chronologies à partir du croisement d’indices stylistiques, spatiaux et physico-chimiques. Le temps archéologique met en présence des datations relatives, des chronologies qui représentent des intervalles de temps fluctuants et des informations temporelles partielles. Les données à traiter sont à la fois relatives et dynamiques.

Confrontation de points de vue dans Porphyry

La détection d’incohérence semble pouvoir faire de Porphyry un modèle pivot entre les données issues de la connaissance et les données de fouille. Cependant, il est nécessaire de penser à développer un language graphique d’interaction, mis en œuvre dans l’espace intersubjectif de Porphyry. On effectue le typage des descripteurs temporels. On utilise un modèle de référence, les graphes de Allen et on crée un modèle de traduction des relations de Porphyry en relations de Allen. Dans le cas d’ajout de relations, le système prend en charge la maintenance des cohérences et la mise à jour des relations.

Conclusions

L’approche par recherche d’incohérences est susceptible de dynamiser les dialogues entre experts. Enfin, il apparaît important d’effectuer des recherches d’un mode de visualisation approprié à la confrontation des points de vue.

2. Sémiotique graphique et sémantique lexicale

Lexiques et dictionnaires d'architecture, sémiotique du document d'architecture en archéologie (Andréa Iacovella, Jean-Claude Mossière, Florent Ruard-Dumaine)

Les corpus d’architecture

Il existe plusieurs corpus d’architecture qui présentent des différences notables de structuration. La plupart partent de la globalité des constructions pour en décrire par la suite les détails. Mais il existe également la démarche inverse qui définit un lexique de termes, comme c’est le cas du Dictionnaire des méthodes de l’architecture grecque et romaine de R. Ginouvès.

Eléments de réflexions

En archéologie, l’architecture semble être un savoir référencé, avec un langage et une syntaxe. Il est cependant important d’étudier les écarts entre les lexiques et l’usage qu’il en est fait. Une étude historique sur l’apparition et l’intégration à la recherche archéologique des lexiques structurés doit être menée. Il faut notamment déterminer si, dans la perspective du tout numérique, il n’y a pas de ruptures dans les pratiques susceptibles de poser problème lors de la mise en ligne.

Approches en indexation d'images (Bruno Tellez, Nicolas Zlatoff)

La gestion des informations visuelles (GIV)

L’augmentation importante du nombre d’images numériques incite à parler de gestion des informations visuelles. Les principales fonctionnalités à envisager sont : indexer, rechercher, naviguer. La question posée est : indexer, oui, mais quoi ? Les attributs visuels ? Les informations de bas-niveau ? Des concepts abstraits ? Les points de vue utilisateur ? Tout indexer ? Sur ce débat, on se reportera notamment à Indexation d'images : nouvelle problématique ou vieux débat ?, J.-M. Jolion, INSA-Lyon, 1998, et C. Jorgensen, Image attributes: An investigation, 1995, et Indexing Images: Testing an Image Description Template, 1996. Pour les images, on distingue deux types d’indexation : l’indexation centrée su l’humain, dite « human-centered » et l’indexation automatique réalisée par la machine, dite « machine-centered ». Ces deux types d’indexation peuvent être complémentaires.

L’indexation « human-centered »

Indexation manuelle basée sur la description par l’humain. Ce type d’indexation présente un certain nombre d’inconvénients comme la mise en œuvre longue et fastidieuse, la difficulté de structurer les index. Elle est classifiée selon le niveau de structuration : l’indexation peu strucurée, par mot-clés libres, thésaurus, couples champs-valeur (DC, VRA, RDF) et l’indexation structurée, par index structurés comme les strates IA (cf. Modélisation de documents audiovisuels en Strates Interconnectées par les Annotations pour l'exploitation contextuelle, Yannick Prié, 1999).

L’indexation « machine-centered »

Indexation réalisée par la machine. Cela consiste à extraire des descripteurs à partir des informations de bas niveau de l’image. Au lieu de décrire ce que représente l’image, cette technique vise à décrire comment l’image représente ce qu’elle décrit. C’est une approche dite « content-based ». La recherche d’image est effectuée par recherche de similarités entre les vecteurs de caractéristiques des images. Cette technique présente des limitations du point de vue sémantique.

Evolution

Constatant la nécessité de posséder les connaissances du domaine couvert par les images à indexer, des expérimentations sont menées pour permettre la réalisation d’une indexation automatique basée sur le contenu, contrôlable et paramétrable par la prise en compte des contextes propres aux images, contextes définis en collaboration avec les experts du domaine.

Conclusions

Les recherches effectuées dans le domaine de l’indexation automatique des images devraient permettre, à terme, de mettre en œuvre des outils favorisant les échanges de collections d’images et de concevoir des interfaces d’exploration perceptuelle des corpus documentaires.

3. Perspectives

Images et Mutations Urbaines (Anne-Sophie Clémençon, Luc Merchez, Fabien Pivot)

Projet en collaboration avec l’ENS-LSH, la MOM et le Grand Lyon d'une base de données images géocodée concernant les formes urbaines et l'histoire de l'architecture de l'agglomération lyonnaise depuis 30 ans.

4. Questions diverses

Développements : Stéatite, serveur de contenus pour Porphyry

La définition d’un serveur de contenus robuste et pouvant supporter la gestion de plusieurs millions de documents a déjà été réalisée par Aurélien Bénel. L’objectif est de pouvoir s’appuyer sur un serveur dont la logique est mieux adaptée aux besoins des chercheurs que les solutions existantes. Son développement devrait être effectué dans le cadre du 4e contrat, le nom retenu pour ce produit est Stéatite, Serveur de traitement, émission et archivage de textes, images et épures.

Matériel

Quatre serveurs vont être répartis entre les différentes plateformes d’expérimentation. Une licence du logiciel de modélisation UML Objecteering est en cours d’acquisition.

Site web

Les intervenants qui le souhaitent sont invités à mettre à disposition des membres du réseau (par accès restreint) les supports de communication réalisés pour les séminaires. Un dossier correspondant sera créé pour chaque séminaire sur le site, dans la rubrique Séminaires.

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