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ARTCADHi
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Andrea Iacovella
Ecole Normale Supérieure Lettres & Sciences Humaines
15, Parvis René-Descartes
BP 7000
69342 Lyon Cedex 07
tél.: +33 4 37 37 65 95
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Créé par
Aurélien Bénel
Dernière modification
09-10-2005
État
publié

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Thèse d´Aurélien Bénel (1999-2003)

Intitulé

Aurélien Bénel, Consultation assistée par ordinateur de la documentation en Sciences Humaines : Considérations épistémologiques, solutions opératoires et applications à l'archéologie, Thèse de doctorat en informatique, INSA de Lyon, décembre 2003.

Mots-clefs

Bibliothèque numérique, Assistance à l'interprétation, Collaboration, Annotation, Hypermédia.

Contexte

Cette thèse en informatique a été effectuée sous la cotutelle du Laboratoire en image et systèmes d’information de Lyon [LIRIS] et de l’Ecole française d’Athènes [EFA] (établissement de recherche en archéologie, centre de documentation et éditeur scientifique). Les travaux ont été mis en application dans le domaine de la recherche en archéologie et plus particulièrement dans le projet lié à la mise « en ligne » des collections de l’Ecole.

Résumé

Dans les Sciences Humaines, comme dans bon nombre de domaines d'expertise (Médecine, Ingénierie, Droit, Physique...), le document constitue le principal outil de travail et, à ce jour, ni les bases de données ni les systèmes experts n'ont réussi à le supplanter. Dans ces systèmes, en effet, l'usager serait contraint d’insérer ses données dans un modèle fixe et consensuel (schéma de la base, ontologie). Or, dans les domaines d'expertise, chacun apporte son modèle personnel vis-à-vis d'un corpus documentaire de référence. De plus, la confrontation des points de vue stimule une évolution constante des modèles.

Né d’une dynamique interdisciplinaire (archéologie, informatique...), le projet porphyry se propose d'instrumenter ce travail d'expertise. Il est fondé sur l'idée qu'une telle pratique "laisse des traces" : sélections de fragments, documents ajoutés au corpus, organisation de la bibliographie, notes de lecture, etc. A condition que ces traces soient "captées", leur auteur peut désormais les utiliser pour accéder au corpus, ainsi que les partager avec d'autres experts. En somme, puisque le corpus se structure de pair avec le savoir de l'expert au fil de ses changements de problématique et de point de vue, nous proposons un atelier de manipulation de corpus documentaires afin d'assister un travail humain de construction de sens.

Jury interdisciplinaire

Roland Etienne Professeur, Université Paris I Archéologie Président
Jocelyne Nanard Professeur, Université Montpellier II Informatique Rapporteur
François Rastier Directeur de Recherche, INaLF (CNRS) Paris Linguistique Rapporteur
Jean-Marie Pinon Professeur, INSA de Lyon Informatique Directeur
Andrea Iacovella Ingénieur de Recherche, EFA Archéologie Co-directeur
Sylvie Calabretto HDR, INSA de Lyon Informatique Co-directrice

Documents

  • Sujet de thèse,
  • Mémoire de thèse (à imprimer en recto-verso).

Sommaire commenté

  • Couverture [p.0-x]
  • Introduction [p.1-2]
  • 1ère PARTIE : ÉTAT DE L'ART
    • Chapitre 1. Préliminaires méthodologiques [p.5-16]

      Face aux besoins de l’Ecole française d’Athènes en termes d’accès à ses corpus numérisés, un certain nombre de réponses existent dans les domaines de la Recherche d’Information, de la Modélisation des Connaissances et de l’Hypertexte. Cependant pour chacune de ces approches, subsistent des critiques fondamentales portant non sur les techniques elles-mêmes mais sur le cadre philosophique dans lequel elles sont utilisées.

    • Chapitre 2. Statut des modèles informatiques : Le cas des ontologies [p.17-30]

      Sachant que notre projet s’adresse à des scientifiques, dans quel cadre philosophique devons-nous nous placer ? Autrement dit, quelle valeur de connaissance donner aux modèles informatiques d’un corpus scientifique ? Il appert que, pour être en adéquation avec l’épistémologie contemporaine, nous devons considérer ces modèles comme la formalisation d’un système d’hypothèses, matière à débat et à évolution.

    • Chapitre 3. Explication et compréhension en Sciences Humaines [p.31-38]

      On est en droit de se demander, ensuite, si le fait que notre cadre d’application soit celui des Sciences Humaines ne nous oblige pas à prendre en compte un certain nombre de particularités épistémologiques. En fait, en rattachant les Sciences Humaines à la tradition herméneutique , il apparaît indispensable de replacer les textes dans leur contexte (linguistique) et leur situation (extralinguistique). De ceci, dérivent deux notions clefs à instrumenter : celle de l’intertextualité et celle de l’intersubjectivité. La première indique que deux textes lus en parallèle sont d’avantage porteurs de sens que lus séparément, comme s’ils sélectionnaient du sens l’un dans l’autre. La seconde repose sur l’idée que le sens peut naître des conflits d’interprétation entre lecteurs.

    • Chapitre 4. Instrumentation de l'intertextualité et de l'intersubjectivité [p.39-50]

      Si ces deux notions ressortent clairement des enquêtes portant sur les usages dans les bibliothèques traditionnelles, peu de bibliothèques numériques en tiennent compte aujourd’hui. Le domaine des hypermédias, quant à lui, a placé l’intertextualité au cœur de son approche, mais on est loin de l’intersubjectivité. En effet, il est souvent fort difficile d’exprimer des points de vue différents sur un même objet documentaire.

  • 2ème PARTIE: MODÈLE PROPOSÉ
    • Chapitre 5. Traces et publication [p.53-62]

      Le modèle hypermédia que nous introduisons, appelé Porphyry, consiste à capter le geste du lecteur. Chaque manipulation du corpus (annotation, mise en corrélation, commentaire…) est alors considérée comme un trace d’interprétation à archiver. Par cette stratégie de lecture/écriture, l’expert arpente l’espace documentaire afin d’en faciliter l’accès ultérieur (pour lui-même ou, s’il le souhaite, pour sa communauté).

    • Chapitre 6. Contenus documentaires [p.63-70]

      Les contenus documentaires constituent notre premier type de trace. Le modèle permet de gérer des fragments, des sources, des notes dynamiques ainsi que des contextes de lecture (plusieurs objets documentaires destinés à être lus conjointement). En tant que référence commune d’une communauté, ces contenus documentaires constituent en quelque sorte l’assise du modèle.

    • Chapitre 7. Réseaux de description [p.71-92]

      Notre deuxième type de trace est constitué par les réseaux de description. Ils permettent à chaque expert de superposer au corpus sa propre structure, son propre point de vue. Un mécanisme de filtre (obtenu par induction totalisante) permet d’aider l’expert à arpenter l’espace documentaire conjointement à travers plusieurs points de vue.

    • Chapitre 8. Parcours de lecture [p.93-102]

      Les parcours de lecture forment notre troisième type de trace. Il s’agit de structures, orthogonales aux réseaux de description, permettant de définir (lors de la constitution du corpus ou lors de son exploration) des séquences à travers les objets documentaires. Chaque objet documentaire peut ainsi devenir l’embranchement de parcours appartenant à différents points de vue. De plus, à chaque étape de lecture, l’objet documentaire est associé à un contexte de lecture particulier.

  • 3ème PARTIE : ÉTUDES DE CAS
    • Chapitre 9. La Chronique des fouilles du BCH [p.105-112]

      Le modèle étant défini, reste sa mise à l’épreuve. La première étude de cas, remontant à l’an 2000, concernait un extrait de la Chronique des fouilles. L’expérience visait à enrichir les documents, structurés par « livraison » (année de fouille), à l’aide d’une structure géographique générale (région, site) de manière à obtenir en quelque sorte une « topique » des fouilles. Les difficultés rencontrées nous incitâmes par la suite à gérer les structures originelles des corpus comme des points de vue parmi d’autres. Par ailleurs, c’est cette étude de cas qui nous montra l’importance des séquences et nous mit ainsi sur la voie des parcours de lecture. Enfin, nous constatâmes la nécessité d’outils d’assistance à la fusion de structures.

    • Chapitre 10. CEFAEL : Collections de l'École française d'Athènes en ligne [p.113-122]

      Notre deuxième étude de cas, remontant à 2001, portait sur la gestion avec Porphyry d’un extrait des Collections de l’Ecole française d’Athènes en ligne (CEFAEL). Nous prîmes en compte les structures suivantes : celles du maquettiste, de la bibliothèque, de la photothèque/planothèque, de l’équipe de fouille. Les problèmes rencontrés portèrent principalement sur le passage à l’échelle. Ceux-ci nous obligèrent à modifier des choix technologiques (servlets) ainsi que des choix d’architecture (communications entre serveurs).

    • Chapitre 11. La nécropole occidentale de Mégara Hyblæa [p.123-132]

      Notre troisième étude de cas, menée en 2002, portait sur une lecture historiographique de la publication d’une fouille de nécropole. Nous considérâmes les structures suivantes : la structure bibliographique du rapport (en colonne), la structure par sépulture et la typologie des vestiges (tombes, mobilier, restes humains). Cette expérimentation nous encouragea d’une part à revoir notre gestion des contextes de lecture (pour afficher par exemple une carte de répartition du matériel archéologique) et, d’autre part, à rédiger un « guide des bons usages » à l’intention des experts souhaitant créer des modèles complexes.

    • Chapitre 12. Perspectives [p.133-140]

      Le modèle actuel de Porphyry laisse envisager un certain nombre d’évolutions. Une première consisterait en la création d’un espace intersubjectif permettant d’expliciter les relations entre points de vue et de faire ressortir ainsi les zones d’achoppement. Une seconde correspondrait à la constitution d’un espace diachronique offrant la possibilité de visualiser la dynamique des points de vue. Ces deux aspects pourront plus particulièrement être étudiés dans le cas de la manipulation par l’archéologue du document d’architecture et du temps archéologique.

  • Conclusion [p.141-144]
  • Bibliographie [p.145-174]
  • Table des matières et des figures [p.175-184]
  • Annexes
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