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Modélisation dynamique
Trace
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Tout d'abord, une trace, c'est la forme qui demeure quand le contenu a disparu. En effet, l'ordinateur ne traite que de symboles dénués de signification. C'est à l'utilisateur qu'incombe la difficile tâche de donner un contenu à ce qui n'est que formel.
Ensuite, une trace est rarement seule, elle fait partie d'une "piste". On trouve ici la notion de contexte, c'est-à-dire d'autres traces reliées à elle.
Enfin, on peut "suivre quelqu'un à la trace" mais aussi "suivre les traces de quelqu'un". Dit autrement, il existe deux approches complémentaires : interpréter les traces d'un autre selon notre point de vue, ou tenter par la pensée de se mettre "à sa place". On retrouve ici la notion de situation.
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Publication
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Il ne suffit pas de stocker des traces, encore faut-il les partager... La métaphore que nous choisirons est celle de la publication. Cette "mise en public" est basée sur une relation de confiance concrétisée par une communauté. L'adhésion d'un expert à une communauté nécessite l'accord commun de l'expert et du représentant de la communauté. Membre de la communauté, l'expert peut lire les documents et les traces publiés par les autres membres. Dans une bibliothèque privée, il peut ajouter ses propres traces d'interprétation relatives à ses propres documents ou aux documents de la communauté.
Si l'expert le souhaite, il peut soumettre au représentant de la communauté une exportation totale ou partielle de ses traces et documents personnels pour les publier. Le responsable de la communauté peut alors choisir de les publier ou non, éventuellement en y apportant des modifications consenties par l'auteur.
La figure du "représentant de la communauté" permet de gagner en généralité. Il incombe ensuite à chaque communauté de décider quelle organisation elle mettra derrière : anarchie, consensus, majorité, comité de lecture, ou dictature !
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La publication comme moteur de l’interprétation
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Histoire d'une trace
Pour conserver l'histoire d'une trace, nous conservons d'une part tous les symboles et nous captons d'autre part la séquence de toutes les modifications de contexte.
Pour chacune de ces situations de modification sont indiquées les réponses à trois questions :
- Quoi : nature de l’action (création, suppression, archivage, purge),
- Quand : date et heure de l’action,
- Qui : nom et prénom de l'expert ayant effectué l’action.
Ces actions font passer les relations contextuelles par quatre états :
- Brouillon : présent dans l’espace du scripteur, mais pas encore dans celui du lecteur,
- Publié : présent dans les deux espaces,
- Obsolète : encore présent dans l’espace du lecteur, mais plus dans celui du scripteur,
- Au pilon : absent des deux espaces.
"Cycle de vie" du contexte d'une trace
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